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Seu Jorge au Thêatre de la Mer à Sète

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Mardi 10 juillet, soir de match de coupe du monde France-Belgique à 20h. Depuis la veille, il y a effervescence sur Facebook : revente de places, questions sur l’heure de début, la retransmission éventuelle pendant le concert même ?! Finalement la prod a repoussé le show à 22h, après le match. Un Dj va essayer d’occuper les quelques spectateurs venus quand même à 19h30 …

Les bleus ont gagné, l’euphorie gagne la corniche, les klaxons accompagnent le public qui remplit rapidement les travées du théâtre. Petit clin d’œil avec une lumière bleu blanc rouge pour éclairer le plateau et qui restera pendant la première chanson.

Un autre homme en bleu, brésilien celui-ci, coiffé d’un bonnet rouge et chaussé de baskets blanches entre en scène avec sa guitare, petit décor de palettes et filets de pêche sur la scène. On ne se lasse toujours pas de ce théâtre à ciel ouvert avec cette vue incroyable sur la mer, idéal pour ce concert intitulé « The life aquatic ».

Entre les premiers morceaux, Seu Jorge nous raconte en français avec accent brésilien et humour la genèse de ce projet fou.

En 2004 un jour off chez lui au Brésil, il joue à FIFA sur la play (le foot encore), il laisse le téléphone sonner, son ex-femme finit par décrocher et insiste pour qu’il prenne la communication.

C’est le réalisateur américain Wes Anderson qui l’a repéré dans le film City of God et lui demande de jouer le rôle d’un marin qui chante du Bowie seul à la guitare en portugais sur un bateau pour son prochain film « La vie aquatique » !‼

Seu Jorge nous raconte qu’il a grandi dans une favela, n’a pas écouté beaucoup de rock et ne connaît en gros que « let’s dance » de Bowie alors il est plus qu’incrédule mais finit par se laisser convaincre et se lance dans le travail d’adaptation.

A l’issue du film, un album regroupant ces reprises sortira comme une parenthèse dans sa carrière de musicien de samba-funk (entre les très bons albums Carolina en 2002 et Cru en 2005).

Ce n’est qu’en 2016 après la mort de Bowie suivie trois jours plus tard par celle de son père que Seu Jorge décide de partir en tournée pour interpréter ces chansons en hommage pour eux.

Quel cadeau ! Sa voix est grave, plus grave que sur le disque et ses versions encore plus accomplies.

Starman, Changes, Rock’n roll suicide et Life on Mars : beau à chialer ! Sur les titres plus enlevés (Rebel rebel, Sufragette city …) le public tangue tranquillement en mode Brésil.

Après le dernier morceau et la satnding ovation, la sono envoie « Let’s dance » et tout le monde reste danser.

On sort heureux d’avoir passé une si belle soirée, on retrouve les klaxons, des drapeaux, les cris des supporters des bleus avec l’impression que la fête était partout. Ça fait du bien !

Texte : Jérome pifunk
Crédit Photo : Agnès Lhorto
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