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Une rentrée Elektric

By Morgann Brun

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Temps de lecture : 2 min

Après un été calme, trop calme, deux saisons estivales presque sans festival et une année de confinement, couvre-feu, de distance sociale, il faut le dire, on a envie de bouger. Ça devient presque une envie irrépressible de se retrouver, d’échanger des regards, de faire des danses endiablées, et pourquoi pas des collé-serré. C’est avec cette rage de vivre et de danser qu’on est arrivé au festival incontournable de la rentrée, que dis-je de la saison, de l’année même : l’Elektric Park Festival  2021(EPK pour les intimes).

Dans la redac’son, on préfère généralement les petits festivals mais cette fois-ci on n’a pas hésité à fêter la fin de l’été sur l’île des impressionnistes près de Paris, dans la petite ville de Chatou, le 4 et 5 septembre.
C’est la 11e édition du festival et la prog est ouf. On se demande comment on va arriver à tout voir. Impossible ! Entre Dirtyphonics, The Bloody BeatrootsBlack Sun Empire et Vladimir Cauchemar et j’en passe, on a la tête qui tourne. Pour la petite histoire c’est le DJ/ Producteur Joachim Garraud qui a voulu organiser un festival où toutes les sortes de musique électro se retrouvent et où le mot d’ordre est de faire la fête.

Pari réussi !

Départ Élektric

Le samedi, l’entrée du festival prend un peu de temps puisque 15 000 festivaliers comme nous attendent, et une étape en plus est ajoutée aux habituelles : le scan du pass sanitaire. Ça chante, ça crie, ça se rencontre déjà, ça se dessine dessus avec des paillettes. Ça promet deux jours de folie. Cette attente en devient même agréable. On a l’impression de revenir au monde d’avant. Celui sans masque. 

Sur l’île, il y a quatre scènes cachées entre les arbres. Elles portent des noms de couleurs, Red, Blue, Yellow, and Black. Même si la déco est très simple, elle nous permet de bien nous repérer grâce aux fanions de couleur. La yellow, c’est la scène principale et là, on a pas lésiné sur les moyens. Elle en jette : mur de LED, confettis et même des flammes qui rajoutent à l’ambiance de feu. Les gens se mélangent, ils ont tous les ages, semblent venir d’univers différents mais pourtant partagent un moment de véritable communion faite de bienveillance et de fête. 

Sur cette scène, on retrouve le premier jour Busy P en back to back avec Molécule, Polo and Pan et Purple Disco machine. Mais le clou de la soirée, c’est sur la scène rouge: DR PEACOCK. Ce Hollandais nous a réservé un show de taille. Un jingle annonce son arrivée, de la poudre de couleur telle une holy party fend le ciel, le public fait un clapping de l’espace. On a les poils qui se dressent. Et il lance une session de hardcore irréelle, à la tombée de la nuit. Les lasers de la scène nous rappellent des festivals comme Tomorrowland.

Cette osmose du public qui s’enflamme et se déchaîne est hallucinante. C’est comme dans un rêve. Mais un rêve avec du gros gros son. La soirée se finit avec Dirtyphonics et Mandagora qui nous offrent tous les deux des shows de grande qualité qui finiront de nous achever mais nous aideront à surmonter de rentrer en RER. On retrouvera même Paris avec des étoiles dans les yeux.

Fin Élektric

Pour ceux qui n’ont pas fait l’after du samedi soir, le festival ouvre ses porte le dimanche à 12h. Et pour d’autres, une poignée de festivaliers, c’est une croisière sur la Seine qui s’annonce. Une péniche sur laquelle des DJs mettent l’ambiance. Ils ont embarqué aux alentour de 14h aux abords du festival. Incroyable!
Tout est donc possible à l’Elektric Park Festival. On ne risque pas de s’embêter. Et il y a encore beaucoup à voir et à écouter. Pour les plus fortunés qui ont pu acquérir des billets VIP, il y a même une autre scène et un autre bar qui sont ouverts : la back stage. Mais nous on préfère rester avec tous ces autres festivaliers, hauts en couleur, déguisés en tout et n’importe quoi, prêts à danser et festoyer par tous les moyens.


À 15h, le musicien Mezerg, seul sur scène avec son piano, annonce la couleur de la journée, avec un concert qui ressemble à la douce folie qui règne au festival. Le soleil nous réchauffe la peau et le cœur.
Après lui, c’est Rakoon qui n’arrête plus le public. Il arrive même à tous les mettre sur les épaules les uns des autres. Il ne resterait plus qu’à toucher le ciel. On kiffe. On a presque oublié que le covid existe.
Pourtant, il a le don de nous le rappeler. Un des membres du groupe La Ptite Fumée a été déclaré cas contact quelques heures avant, ce qui les empêche de performer.

Grosse déception évidemment, mais à laquelle on s’est presque habitué depuis deux ans. Le bon côté des choses, c’est qu’on découvre Gonzi, cet italien qui nous fait danser comme jamais. Le festival se clôture avec Bob Sinclar. Pour les plus courageux, il y a encore une after party, mais nous, on va se coucher. 

EPK nous a mis littéralement une claque et on se dit qu’il faut qu’on récupère et qu’on se prépare déjà pour l’année prochaine. On espère que ce festival annoncera le retour à la normale. Mais que les autres festivals soient prêts, car la barre est haute et le public chaud !


Voici une petite sélection musicale non exhaustive du festival EPK

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