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Samples

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C’est l’occasion de mettre l’accent sur des morceaux de différentes époques, de différents styles qu’ils soient ceux d’origine ou ceux qui les samplent.

Rien de novateur dans le principe, on trouve dans ce domaine des tonnes de sites, de playlists et de compils (le must : les désormais 4 volumes de Shaolin Soul qui cherchent l’excellence de morceaux d’origine en ce qui concerne la soul comme son nom l’indique, pour la plupart utilisés par le Wu-Tang).

L’échantillonnage est devenu un outil de production musicale banal, non cantonné au hip-hop.

Mais petit flash-back : le choc a été pour moi les premiers albums de Public Enemy et le deuxième album des Beastie Boys (Paul’s Boutique en 1989) qui ont érigé le sampling en art à la créativité débridée : la recherche de pépites parfois obscures à réutiliser, à malaxer, à coller, à incorporer dans la création d’un nouveau morceau (des dizaines de samples dans « Hey ladies »).

Des artistes comme Beck avec les Dust Brothers aux manettes, la scène trip hop de Bristol, Daft Punk, Fat Boy Slim … (à retrouver directement ou indirectement dans la playlist) ont commencé à explorer cette voie et ça continue dans l’electro aujourd’hui (the XX ici par exemple).

Nous sommes nombreux à avoir développé une passion pour le funk, la soul en partant à la recherche de l’origine de samples. Maintenant à portée de clics, on trouve presque toutes les infos nécessaires, mais parfois la source reste mystérieuse.

Aujourd’hui finie la période des samples sauvages non déclarés, après de nombreux procès, on a légiféré pour protéger des auteurs se sentant pillés à plus ou moins juste titre.

Pour moi pas de polémique, les emprunts ont toujours existé dans l’art, on ne crée pas ex nihilo et l’éventail est large : de quelques notes d’un instrument à une rythmique entière, jusqu’à une quasi-reprise d’un morceau. Tous les coups sont permis et ça peut donner le meilleur comme le pire ; comme d’hab le jugement artistique est subjectif.

Du surprenant : un emprunt à Charles Aznavour par Dr Dre dans « What’s the difference ».

Du pointu : EVA de Jean-Jacques Perrey (1970), pionnier de la musique electro utilisé par Gang Starr.

De la pop 80’s : Michael McDonald, Darryl Hall et John Oates (samplé par De la soul aussi).

Des classiques de funk et de soul en pagaille : Zapp, the meters archi-samplés…

La palme à Massive Attack qui mélange reprise, réinterprétation de morceaux de reggae (ici d’Horace Andy) et samples magnifiques (ici d’Isaac Hayes qui lui-même était maître en reprises en tout genre). Mise en abyme totale.

Alors voici une sélection de morceaux que j’affectionne, avec les originaux que j’apprécie également. Parfois ce sont seulement les originaux et à vous de retrouver les morceaux qui les ont samplés (Breakwater, Tom Tom Club, Marvin Gaye, Camille Yarbrough).

Bonne écoute, amusez-vous, ça peut faire une bonne base de blind-tests à plusieurs niveaux !

Pour ceux qui veulent creuser la question, le livre « Sample ! Aux origines du son Hip-hop » de Brice Miclet (Edition Le mot et le reste) aborde l’aspect technique en se basant sur une centaine d’exemples.

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