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Dansons encore avec Otzeki

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Temps de lecture : 3 min

Se souvenir des belles choses, pour ne pas oublier ce que l’on a été. Comme une réponse à nos doutes et à nos incertitudes. Se rappeler que l’on a été heureux et que l’on a souri bien plus que l’on a pleuré. On se perd parfois, on s’égare, mais on finit toujours par se retrouver. Reconquérir ces sourires que l’on a eus et qui nous manquent tant. Se souvenir des belles choses pour se redécouvrir. Comme un appel à la la vie. Hier était une belle époque mais demain le sera encore bien plus. N’oubliez pas ces belles choses qui sont en vous et qui vous ont un jour donné le sourire.

Aujourd’hui, nous avons choisi de faire une parenthèse, de se mettre dans notre bulle et de se laisser rêver. C’est la magie des mots et surtout de la musique. On a envie de grand air, de s’imaginer en festival, avec vous, entre nous. On se voit les mains en l’air, les yeux fermés, la bière qui déborde et surtout le son à fond. Dans une espèce de transe humaine, unis dans la poussière sous les étoiles. Souvenez-vous de cette sensation, laissez-la vous remplir, vous emporter. C’est de cela que nous voulons nous souvenir, nous rappeler et surtout ne jamais oublier.

Et pour accompagner ce moment d’évasion, nous avons déniché le groupe idéal : Dansons avec Otzeki.

Une histoire de famille

Otzeki, alias Mike Sharp (au chant et aux textes) et Joël Roberts (aux claviers et aux arrangements) est un duo de musiciens électroniques (cousins dans la vie) basé à Londres. C’est le duo que l’on voit pour le moment tout en bas des affiches de festivals ou en première partie des concerts mais les Anglais méritent pourtant une attention particulière. Le duo navigue entre indie-pop, électro-ambient et dream-pop. C’est un son assez complexe aussi bien aérien que ténébreux.

Crédit : musicalternatives.com

Now Is A Long Time

Les clubs, les festivals, les salles de concert sont peut-être fermés mais la musique, elle, peut toujours nous faire danser. Et Otzeki l’a bien compris. Le duo vient de sortir son dernier album « Now is A Long Time » paru sur le label Akira records qui nous propulse directement sur la lune. Pas besoin de navette spatiale, le son organique et feutré des anglais fonctionne à merveille. On est saisi par l’intensité qui se dégage de leur composition. Le beat est sourd, intense. Des rythmes tantôt complexes et tantôt dansants. 3 ans après leur album « Binary Childhood« , le duo confirme son talent et surtout nous dévoile une autre facette de leur musique. Now is Long-time est en effet plus électro et plus dansant.

Le morceau Max wells-demon est une parfaite illustration cette tendance électro.

Les deux cousins ne se contentent pas de nous faire danser. Loin de là cette idée. Ils savent aussi nous faire voyager, nous transporter aussi par l’émotion. La voix élégante de Joël vient habiller les morceaux avec une certaine délicatesse et leur donne une toute autre dimension. On est comme hypnotisé.

Le morceau Familiar feeling est notre morceau coup de cœur de l’album. Sur ce morceau, les anglais nous montrent la maîtrise de leur art. Le morceau commence sur un beat intense, des Loops organiques et des synthés hypnotiques. On a qu’une envie : c’est de fermer les yeux et de partir loin, loin. Et arrive la voix fantomatique du chanteur et on se laisse totalement enivrer. C’est puissant, c’est beau… Dansons, dansons encore !

En écoutant ce morceau, on ne peut s’empêcher de faire un rapprochement avec le duo électro Mount Kimbie que l’on vous a présenté précédemment .

Now Is A Long Time est un album complexe, car il traverse différents univers. Parfois plus sombre, plus minimaliste avec des rythmiques plus déstructurées. Mais la voix du chanteur contre-balance ce semblant de chaos et harmonise tout ça avec brio. On sent l’influence d’artiste comme Moderat / Apparat, ou bien même Thom Yorke dans ces aventures solo.

On retrouve cette apparente complexité sur les morceaux comme Another Son, Leave Yourself Alone.

Un duo plein de promesse

En l’espace de 4 ans, le duo a sorti 3 EP et 2 albums. À travers leurs différentes productions, on comprend la maturité de leur dernier album. Cependant, le 1er EP, nous prédisait déjà le talent des anglais.

FALLING OUT

FALLING OUT est le 1er EP du groupe. À l’époque, L’EP marque directement les esprits par sa qualité sonore et mélodique. Quatre morceaux aériens, aux sons plutôt pop-surannés, avec des rythmiques trip-hop parfois un peu teintés de transe hybride, secoués par un chant qui toujours touche les corps de ses intonations poétiques.

BINARY CHILDHOOD

BINARY CHILDHOOD est le 1er album de Otzeki sorti en 2018. Le duo affirme ici sa singularité : un mélange musical hypnotique et authentique, à mi-chemin entre électronique et indie pop avec une forte puissance rythmique et organique. On est loin de l’ambiance plus électro-club du dernier album. On flirte plutôt avec des morceaux plus intimistes, voire sensuel. C’est encore une autre facette du groupe qui fait aussi toute sa puissance et sa complexité.

Le morceau All The Animals témoigne du caractère sobre et mélodique du groupe. Un arpège de guitare, une voix aérienne et la magie opère. C’est aussi de ça qu’est capable ce groupe. Toujours avec maîtrise et élégance.

Le morceau Foreign Love annonce les prémices d’un coté clubbing sans toutefois l’affirmer clairement. Le morceau est plus dansant, plus entrainant que le reste de l’album. En tout cas, les cousins ouvrent une voie à explorer qui se confirmera dans leur dernier album.

Otzeki est au début d’une longue et belle aventure. Ils commencent à sortir de l’ombre et ce n’est que le juste retour de leur travail et de leur talent. Un duo qui est passé de promesse à confirmation. En tout cas, nous on valide et on a hâte de les voir en live. De découvrir tout l’univers musical et les nuances du groupe en live. Petit plaisir, voici un live qu’on a raté à Marseille, mais qui fait rêver tant par le cadre que par la prestation.

Se souvenir des belles choses, un live, un public, une osmose… Bientôt, on se retrouvera…

Photo de couverture : Paf la trompette

Écrit par :

Aina dit l’aigleguerrier/ Rédacteur en chef- Chroniqueur : Ma vie est un Meltingpot de rencontres, d’univers différents. J’aime refaire le monde au comptoir des possibles, discuter philosophie jusqu’au crépuscule.