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Sunday#Morning : The Hempolics, Reggae got Soul

Ce collectif londonien crée en 2010 nous avait échappé, alors on vous propose une séance de rattrapage dominical parce que leur album « Kiss, cuddle and torture volume 1 » sorti en 2017 sur Shark free records est une tuerie totale.

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L’instigateur de ce projet Grippa Laybourne (prods, claviers …) voit la notion de groupe comme une vraie tribu, un gang qui se compose de Lorenzo à la basse, Craig Booorman à la batterie, Leon King à la guitare. Le micro oscille entre la chanteuse Nubiya Brandon, et deux frères Dan ‘Dandelion’ et Harry Collier, sans compter une myriade de featurings.

Un single « Serious » sorti en 2010 avait atterri au sommet des charts anglais.

Ensuite, le groupe avait enchaîné les singles, EP avec nombreux remixes dans la pure tradition des soundsystems (avec des collaborations de grands noms comme Dubmatix, Horseman, DJ Vadim …)
On retrouve pas mal de titres de ces années dans leur premier album.

La base musicale est le reggae (au sens large et actuel, du rocksteady vintage au dubstyle) mais The hempolics malgré leur nom un peu cliché (« accros au chanvre » littéralement) nous emmènent bien au-delà. C’est ce qui frappe à l’écoute de l’album, les influences sont multiples, elles engendrent une variété de styles, un melting-pot assez impressionnant par sa maîtrise.

Le titre inaugural « Early in the morning » très sensuel porté par la voix de Nubiya nous emmène vers la soul, avec une guitare rock psyché du meilleur effet.

D’ailleurs c’est par Nubiya Brandon qu’on a découvert le groupe. Elle a collaboré en effet avec nos chouchous electro de Maribou State et elle fait partie d’un autre collectif londonien au même état d’esprit : Nubiyan Twist qui donne dans un mix d’influences (jazz, afrobeat, soul…), collabore à tout va (avec par exemple K.O.G. and the Zongo Brigade) et dont le deuxième album Jungle Run nous a bien plu.

Un extrait :

Revenons à l’album des Hempolics dont l’un des atouts est la diversité des voix : outre celle de Nubiya, celles des frères Collier, on trouve aussi celles de Maxi Jazz, Dan Bowskill (sur l’excellent « Warrior sound« ) , Cojack, ce qui donne une alternance entre voix graves (flow ragga, hip hop), voix plus souls et suaves.
Petite surprise aussi avec la présence sur « Armed & dangerous » et « Road side » de Paolo Nutini.

Un autre titre représentatif de l’ADN musical des lascars, remixé par Mungo’s Hifi, feat. Solo Banton, 100% dubstyle :

Dans la même veine : « High & gritty« , « Life ain’t easy« , « Boss clock me style« , tous trois excellents.

D’autres influences essentielles : le trip hop (on comprend pourquoi ils ont tapé dans l’œil de Massive Attack) et le rock comme sur l’instrumental « Samurai » qui conclut l’album en mode electro surf !

Vous l’avez compris, ce melting-pot bouillonnant et inspiré nous a emballés et on a bien envie que leurs vibrations rencontrent un écho bien plus large de notre côté de la Manche.

Texte et photo de couverture : Jérome Pifunk