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Sunday # Morning : We Hate You Please Die, un groupe rock qui vous veut du bien

On vous a déjà parlé de ce groupe normand découvert sur une « petite » scène de Rock en Seine fin août (vous pouvez retrouver le live report complet ici). Leur prestation énergique nous avait bluffés.

Aujourd’hui on va creuser un peu plus, pour vous les faire découvrir à travers leur premier album auto-produit : « Kids are Lo-fi », sorti en novembre 2018 sur leur bandcamp, distribué aussi en cassette sur le Label rouennais Soza.
Cet album a été enregistré à la salle 106 à Rouen, en prise live avec notamment Adrian d’Epinay membre du groupe MNNQNS aux manettes.

Le groupe existe depuis 2016, composé de Chloé (basse-chant), Mathilde (batterie), Joseph (guitare) et Raphaël (chant-guitare), âge moyen : 25 ans.

Avec un nom pareil, on pouvait se douter que ça allait dépoter. Eh bien oui ça dépote sévère.
On sent la colère s’exprimer, une colère tournée vers certains aspects de notre société où l’économie, la concurrence, la compétitivité priment souvent sur l’art, les émotions et dans laquelle la jeunesse ne se reconnaît pas forcément.
Ça donne du garage rock, tendance punk avec des chansons de 2-3 minutes, droit au but, souvent bien speeds comme sur le morceau inaugural Rita Baston ou carrément super énervées comme True men don’t drink milk. .

Mais pas seulement, en fait ça s’avère plutôt varié, avec un vrai sens mélodique qui affleure derrière le gros son, et avec des harmonies vocales bien senties. On y trouve par exemple un titre plus long, plus psyché (Figure it out), ici dans une superbe version live en studio :

Pour continuer à plonger dans leur univers ou plutôt y faire une bombe pour éclabousser tout le monde aux alentours, deux titres dont voici les clips :

Melancholic rain dans le genre psychobilly jouissif :

L’excellent Minimal function : un peu plus pop (enfin c’est relatif), porté par le chant de Chloé.

L’album se termine par le titre We hate you please die, qui donne le titre à l’album, et peut-être le nom au groupe à moins que ce ne soit le contraire !
Stoogien, tout en montée progressive vers une fin bien furieuse.

Bref ça va vous réveiller direct en ce dimanche matin et vous donner envie de pogoter, de tout envoyer bouler !
On a vraiment hâte de partager cette énergie dans une bonne petite salle de concert.

Texte : Jérome Pifunk
Photo de couverture : Agnès Lortho