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Sunday # Morning : Kelly Finnigan de Monophonics, l’amour dans tous ses états

Tous ceux qui ont vu Monophonics sur scène ont pris une belle fessée. On a découvert ce groupe de San Francisco au club de Paloma en novembre 2016 : une énergie et une générosité débordantes dans un mélange de soul et de rock psyché .

Un groove de folie, une soirée mémorable !

Piqûre de rappel :

Kelly Finnigan, chanteur et organiste, a sorti son premier album solo en avril dernier : « Tales people tell », sur l’excellent label Colemine.

Solo mais épaulé par des membres de Monophonics, les cuivres de Charles Bradley et son père lui-même organiste (pour Jimi Hendrix ou Taj Mahal, excusez du peu !), il nous livre dix titres dans la plus pure tradition de la Soul.

En effet, il n’y est question que d’amour : l’amour qui transporte (« I don’t wanna wait »), l’amour qui fait souffrir (« Smoking and drinking »), la rupture, le chagrin et la colère, la jalousie, la trahison … 100% émotions fortes et sincères.

Le paroxysme en termes de souffrance exprimée est atteint dans« Every time it rains » où le chant est sublimé par les chœurs, dans une production très Daptone :

En quelques écoutes, c’est l’auditeur qui tombe amoureux de cet album : de superbes chansons, poignantes, sensibles. On y retrouve parfois le style des Monophonics.

Mais le chant de Kelly Finnigan a évolué, sa voix rauque et écorchée laisse place sur quelques titres à une voix de tête osée, fragile comme dans le magnifique « Catch me I’m falling » dont voici le clip :

Ce chant, ce style Doo-Wop font penser au groupe The Impressions de Curtis Mayfield. On retrouve ça sur la bien-nommée « Impressions of you » où notre cher Kelly se rend compte qu’il est malgré tout toujours amoureux. On passe à du carrément funky et punchy comme sur « I called you back baby »pour y exprimer son ressentiment et à du gospel puissant sur « Freedom ».

Bref, un très grand disque de Soul ! De quoi patienter avant la sortie annoncée d’un nouvel album du groupe au complet après plusieurs années de silence.

En attendant, on n’a qu’une envie c’est de voir Kelly Finnigan interpréter ces morceaux sur scène.

Texte & Photo : Jérome Pifunk